miércoles, 22 de diciembre de 2010

                
      







Le 17 décembre 2010, Chihuahua, Chih

Des organisations se sont prononcées par le feminicide de Marisela Escobedo Ortiz

Face à l'incapacité et le mépris du gouvernement fédéral et du gouvernement de l'état, Marisela a été assassiné pour demander justice pour sa fille Rubí.


"Je ne partirai pas d'ici jusqu'à ce qu'on n'arrête l'assassin de ma fille" c'était les déclarations de Marisela, avant de placer son petit campement à la Croix de Clous "PAS UNE DE PLUS", dans la Ville de Chihuahua. Elle était disposée à passer Noël et la nouvelle année dans ce lieu emblématique, dans lequel à peine le 25 novembre dernier, elle avait participé à une manifestation avec les mères de Justice pour Nos Filles, pour placer dans la croix, plus de 300 noms des femmes qui ont été assassinées dans l'état de Chihuahua seulement dans cette année, 2010.

Rubi avait 16 ans quand elle a été assassinée par Sergio Raphaël en août 2008. Depuis qu'elle a disparu et que son petit corps a été trouvé dans un terrain près de Huesos de marranos, la mère de Rubi, Marisela, une infirmière retraitée, a dédié sa vie à chercher justice pour sa fille, en se convertissant un défenseur de droits de l'homme.

Le même jour que le Secrétaire de Gouvernement, Francisco Blake, demandait aux citoyens "de secouer leur peur pour combattre les criminels", Marisela a été assassinée en face des portes du Palais du Gouvernement de la Ville de Chihuahua, tandis qu'elle faisait une manifestation pacifique et indéfinie pour exiger des autorités l'arrestation de l'assassin de sa fille Rubí.

Marisela non seulement s'est libérée de sa peur, a marché durant des jours depuis le sous-procureur de Justice de la Ville de la Ville de Juárez pour exiger une sanction pour l'assassin de sa fille. Elle était accompagnée de la poussette de sa petite - fille de deux ans et une affiche de la photo de sa fille Rubí. Un jugement oral du tribunal a laissé en liberté l'assassin, offensant le système de justice.
Marisela, une lutteuse infatigable, a obtenu avec les avocates du Centre de Droits de l'homme des Femmes (CEDEHM) qu'un tribunal de cassation (formé de trois magistrats) rectifiât la décision des juges et a réussi à obtenir une sentence condamnatoire contre Sergio Raphaël, un assassin avoué, dans laquelle on le condamnait finalement à 50 ans de prison. "Je me suis déjà fatiguée à faire son travail, maintenant il leur incombe" disait Marisela. Effectivement, en attendant les autorités n'ont pas réussi à trouver Sergio Raphaël, Marisela avec ses propres ressources, elle l'a localisé dans Zacatecas et en a avisé le Procureur de Chihuahua, qui a allégué qu'à cause des formalités bureaucratiques il n'avait pas pu l'arrêter.

Le Procureur de l'état de Chihuahua a informé la mère, qu'en coordination avec le Procureur Général de la République et des États "ils recherchaient l'assassin de sa fille dans tout le pays". Ils ne l'ont jamais trouvé.

Pendant deux ans, elle a parcouru le pays. Elle est revenue à Zacatecas, a voyagé jusqu'à Mexico où ayant sollicité une audience avec le Président Calderón ainsi qu'avec le Procureur Arturo Chávez Chávez, qui se sont refusés à la recevoir. Elle a eu une entrevue avec les services du Procureur Général de la République qui lui ont promis qu'ils chercheraient l'assassin de sa fille. Ils ne l'ont pas trouvé non plus.

Quelques jours, avant d'être assassinée, elle s'est présentée à un acte où se trouvait le Gouverneur de Chihuahua, de César Duarte et a brandi une pancarte qui disait "la justice, un privilège de gouvernements". La demande de Marisela a fait s'irriter le Gouverneur, comme quelques journaux locaux l'ont rapporté. Le gouverneur pressé l'a rabrouée et l'a traitée avec mépris. Après, elle a réussi à avoir une entrevue avec le Procureur de l'état de Chihuahua qui lui a promis qu'il réviserait son cas.

Lucha Castro, une coordinatrice du Centre de Droits de l'homme des Femmes (CEDEHM) a déclaré "dans ces moments, on ne peut écarter aucune piste de recherche, inclus un crime d'état puisque Marisela n'allait pas s'arrêter jusqu'à ce qu'ils arrêtassent l'assassin de sa fille".

Marisela est morte aux portes du Palais du Gouvernement et en face de la Croix de Clous qu'ont placés le réseau de femmes en noir et les mères des jeunes assassinées dans l'état de Chihuahua. Marisela a été assassinée pour demander justice.

M. Président Calderón et M. Duarte, Gouverneur de Chihuahua : Où commence la responsabilité des citoyens à faire justice et où commence le travail des autorités ?

Devant telle incapacité, une quantité d'omissions, de mépris et de négligence, l'État mexicain est responsable et doit immédiatement répondre des meurtres de Rubis et de Marisela.
Ca suffit. Plus une de plus.

Justice Pour Nos Filles / le Centre de Droits de l'homme des Femmes


Justicia para Nuestras Hijas // info@justiciaparanuestrashijas.org // Tel. (614) 413-3355 // twitter: @jpnh01
Centro de Derechos Humanos de las Mujeres // comunicacion@cedehm.org // Tel. (614) 415-4152.

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